Serial killers – part 2 – Dexter ou la vraie vie

Bon, mon sujet un peu laissé de coté, je vais continuer sur mon premier article expliquant ma « fascination » envers les serial killers.

Je vais tenter de parler de la série Dexter et de son rapport ou absence de rapport avec la réalité; Ce qui va nous permettre d’aborder le sujet avec un cas de fiction connu et sur lequel on peut se baser;

Alors d’abord, cette série est excellente, et tout de même très bien faite. Il y est clairement (beaucoup trop d’ailleurs, l’entendre le répéter toutes les 5 minutes décrédibilise le fait…) exprimé qu’il n’a pas de sentiments; ça d’abord, je pense que ce n’est pas tout à fait juste pour un vrai serial killer; en effet, il n’éprouve aucun remors ni émotions lorsque qu’il réalise ses fantasmes uniquement. Nous possédons cette différence que le serial killer n’a pas, une conscience; Lui entretien des fantasmes comme nous pouvons tous en avoir, mais nous avons une raison qui nous dirige, et nous fait les oublier aussi rapidement qu’ils sont venus. Eux non; Le serial killer sait que l’acte qu’il commet est grave, mais il fait partie de sa réalité; il n’a pas de conscience qui lui dit « stop » et donc plus il avance, plus il cultive ce fantasme qui finit par se révéler.

En effet, comme il est décrit dans la série, on ne devient pas serial killer d’un coup, à l’âge adulte. Certaines études tendent et cherchent encore à prouver que c’est génétique. (grrr ce que je n’aime pas accorder raison à ce nain !) Mais ! oui ce MAIS est primordial, cette « psychopathie » ne se révèle et ne peut se révéler qu’en cas d’extrême souffrance. Il faut avoir une enfance lourde et grave pour faire ressurgir cet « état » (violenté voir violé dans son enfance, mère excessive dans la dureté de son éducation et souvent trop exigeante pour un simple enfant, dure et ne montrant que peu d’affection et de fierté, très souvent milieux défavorisés etc…). Pour Dexter il s’agierait d’un élément déclencheur… pour celà je reste sceptique quant à la possibilité d’une telle situation… Et je le suis d’autant plus en ce qui concerne cette « fraternité »; Il est extrêmement rare qu’une personne développe cette envie et « besoin » de tuer, alors 2 frères, c’est à 99,99% impossible…

Un troisième point; un serial killer tue parce qu’il en ressent l’envie, le besoin, son besoin. Au moment où il l’a décidé et que ce « besoin » est à son paroxisme. Il ne tue pas parce que quelqu’un doit etre tué, mais parce que Lui doit tuer… c’est une nuance qui est inversée dans Dexter, où il tue ceux qu’il pense devoir chatier. Le serial killer n’a aucune animosité envers la personne qu’il tue, la deshumanise complètement; ce n’est plus un « homme » mais un objet répondant à son désir. Peu importe qui il est, du moment qu’il correspond à son fantasme. Le serial killer tue pour exorciser un mal bien particulier, s’attaque à une cible précise qui correspond, lui rappelle ce mal qui est en lui.

en fait le sujet étant bien plus lourd que je ne l’imaginais (en même temps, 7 livres de minimum 300 pages chacun, ça ne se résume pas si simplement !), je continuerais cette analyse dans un prochain article.

~ par morphinechoco sur décembre 13, 2007.

3 Réponses to “Serial killers – part 2 – Dexter ou la vraie vie”

  1. aricle intéressant et pertinant à la fois. néanmoins, j’ai trouvé dommage que ce ne fut pas plus pointu (les personnes qui s’intéresse à ce sujet connaissent ces gros points) par contre, la question de la génétique est très pertinante, je veux dire : la génétique peut-elle être la cause du caractère mental des serial killer? question pertinante. un livre très interressant évoque la même question, « ma vie avec les serial killer, secrets de profileuse » de helen morrison collection payot (si il vous intéresse…)
    en espérant qu’il y ait une suite… encore plus enrichissante.

  2. merci !
    oui le livre d’helen morrison est en fait le premier de la longue série que j’ai lu.
    La question génétique n’a visiblement pas trouvé de réponse. Je crois qu’elle est la seule qui ait envisagé ce point dans son oeuvre et son travail. Et pourtant je la trouve grande de sens et de cohérence… Non qu’il faille les enfermer mais protéger ces « âmes » déviantes…
    enfin c’est mon avis…

  3. Encore faut-il voir sa mère découper à la tronçonneuse à l’age de 4 ans pour savoir réellement ce que l’on peut ressentir non ?
    Et Dexter est un serial killer « de base » puisqu’on apprend qu’au début il commençait à tuer tout et n’importe quoi… mais avant qu’il ne se mette à s’en prendre à des humains son père adoptif lui inculque ses principes…

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